Le Québec : bilan de la semaine, l’Arrivée

 

J’ai fait un petit sondage sur mon insta et sur mon snap : apparemment tu veux en savoir plus sur ma vie et mon ressenti à Québec. Du coup, je t’écris ce soir, pour te dire que ça va. J’ai vu aussi que les Infos et Tips t’intéressent… Ça viendra alors ! Promis, en temps et en heure quand je serai capable de faire quelque chose de potable.

 

Bon, par quoi commencer ?

On va dire le début de l’histoire québécoise.

Tu sais, partir de l’aéroport c’est souvent le plus dur. Une fois dans l’avion, tu trépignes d’impatience de cette nouvelle aventure qui t’attend ! Mais là, mes parents m’ont accompagné, ainsi que Gaum. Forcément, tu me connais, chialeuse que je suis, fallait que je coule ma petite larme (par petite tu peux lire : une fois passé la sécurité je m’écroule sur un fauteuil jusqu’au dessèchement total de mes yeux).

J’ai aussi dû me séparer de 4kg de valise… (Adieu chaussures… Bonjour tristesse). La tête de la fille quand elle a vu : 26kg7 : « Vous partez longtemps je pense« . Boh, juste 2 ans !

Le vol s’est bien passé (mis à part l’avion Montréal – Québec, qui était un bombardier, avec les ailes au-dessus de la cabine, qui faisait beaucoup de bruit et que j’ai cru crever de peur à l’atterrissage). J’avoue, entre le jet lag et l’avion, prendre une nuit à l’hôtel Monte Cristo, était plutôt une bonne idée. J’me suis littéralement écroulé dans mon lit. 23h30 heure locale. (Ah oui, j’ai réussi à avoir le seul taxi qui se fait arrêter pour excès de vitesse, JJ chat noir bonsoiiiir !)

Jeudi matin, avec le jet lag (6h de moins je précise), j’ai un peu souffert : réveil 6h. Mais ce n’est pas grave, on fonce sous la douche, au petit déj. Et on appelle Uber (de Cape Town à Québec, toujours fidèle) et on file à la nouvelle maison : Pavillon Alphonse Marie Parent. 1 résidence, 900 étudiants.

 

Et t’arrives dans ta chambre (fun fact : 7ème étage comme à Riga, c’est un bon signe !). 10m², un lit, un bureau une penderie. Triste, mais pratique. A ce moment-là j’hésite entre pleurer et me bouger le cul. La deuxième option sera choisie après un petit remontant Netflix. J’vais te passer toute l’installation, l’administratif, la banque, la sécurité sociale, les courses. Saches juste qu’il n’y a rien quand tu vas en résidence. Faut que t’achètes de la fourchette au frigo en passant par les cintres. Du coup, les courses ce n’était pas une mince affaire. Pis c’est un investissement aussi pas négligeable ! Mais maintenant, j’peux cuisiner mes petits plats, et faire attention à ce que je mange ! (Ici c’est un peu plus gras et sucré et salé qu’en France, méfiate). Manque juste une chose : apprendre à cuisiner ! Une bricole…

 

Et si je te faisais un peu visiter Parent ?

Voilà ma merveilleuse chambre un peu décorée et un peu moins triste ! (Oui, j’ai beaucoup de pommes, c’est une autre histoire que je te conterai bientôt c’est promis ! Pis c’est une belle histoire !). Comme tu vois c’est le grand luxe dans une boite : un lit, un lavabo, un frigo (que tu achètes), des rangements (j’suis étonnée y’a beaucoup d’espace de stockage en vrai), un bureau et sa chaise, et un fauteuil pour les grandes réceptions ! Et t’as vu j’ai toutes mes photos de toi accrochées. Et aussi j’ai les drapeaux de mes 2 premiers échanges. Celui du Québec ne devrait pas tarder à venir sur le mur aussi !

 

Ma nouvelle salle préférée : La salle de jeu. C’est vraiment l’fun en fin de journée, c’est blindé et tu rencontres vraiment pas mal de gens.

 

Le stockage en cuisine. Bien pratique ! Mais bon courage pour ouvrir ce cadenas de merde et pour trouver la première fois ton coffre… C’est assez grand.

 

Et l’endroit redouté par la plupart des gens : la cuisine. Alors là, je t’ai pris l’équivalent de 1/4 voire 1/8 de la cuisine, que tu te rendes compte un peu. C’est grand, et quand tout le monde cuisine, c’est bruyant, t’as plein d’odeurs qui ne se marient pas forcément, mais c’est vraiment pratique. Pis y’a tout le monde qui te donne des idées de recettes… (Une fille faisait des cookies hier, mon dieu j’ai cru mourir d’envie ! C’est ma prochaine étape)

 

J’ai eu un peu le temps de visiter le campus (le PEPS, pavillon des sports, c’est une folie ! Même moi ça me donne envie de m’y mettre ! Alors t’imagines tu ?). En gros, un pavillon correspond à une faculté. Par exemple je suis au Pavillon Palasis-Prince à la FSA (faculté en science de l’administration). J’te montrerai ça un jour, avec quelques photos du PEPS, que tu sois un peu jaloux quoi ! (Et que tu comprennes pourquoi j’me sens aux US). J’ai essayé le hockey bottine avec Globe FSA (association des étudiants internationaux de ma fac), j’ai essayé le patin à glace (faut que je trouve quelqu’un pour me motiver à en faire, parce que je veux revenir en France Championne de patins les gars ! Et pour le moment c’est pas ça du tout!).

J’ai très rapidement vu Québec city. J’ai goûté la poutine aussi… Personnellement, je pense que ça remplacera parfaitement le Macdal de lendemain de soirée un peu rude… Mais comme ça par plaisir en milieu de journée, pas possible que j’avale ça.

 

Et après, j’ai rencontré des gens. Plein de gens. Et c’est aussi pour ça que je t’écris ce soir. J’ai eu un petit coup de mou en milieu de première semaine, j’ai appris un potin qui ne m’a pas mis du tout en joie, et qui m’a fait un peu mal au cœur. J’me sentais nulle suite à ça. Du coup j’avais besoin de ne pas rester dans ma chambre, et de me changer les idées. Et ce soir, j’ai rencontré de nouvelles personnes dans le Pub Universitaire, j’ai fait un peu de musique avec des personnes totalement random dans ma résidence, j’ai joué au billard avec des inconnus.

Et ça fait du bien. Ce soir, j’me sens bien. J’avais envie de te l’écrire. Peut-être pour de te rassurer aussi. Mais surtout te dire que je vais bien. Je n’ai pas encore eu le coup dur du départ. Je vais forcément l’avoir. Quand les cours vont commencer, que je vais stresser et paniquer. Mais aujourd’hui ça va. Je vais bien. Et j’pense vraiment que ça va être une belle aventure.

 

Le programme de la semaine prochaine est chargé, j’vais pouvoir te raconter tout ça !

 

Bisous mon chat

 

Petit mot pour la fin : Je me souviens. 

Devise du Québec. J’sais pas trop pourquoi, mais j’aime bien.

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